Un jeune trisomique recalé à son attraction favorite à Disneyland Paris

Âgé de 24 ans, le jeune habitant de Morsang-sur-Orge, atteint de trisomie 21, a été contraint de faire machine arrière après une heure de queue à une attraction. Le parc reconnaît une erreur.

Il était venu s’amuser comme tout le monde. Vivre des sensations comme les jeunes de son âge aiment le faire. Mais son handicap lui a été renvoyé en plein cœur. Le 21 avril dernier, Benjamin, 24 ans, atteint de trisomie 21, n’a pas eu le droit de monter dans une de ses attractions favorites : le Toy Soldiers Parachute Drop de Disneyland Paris.

« Nous avions fait la queue, comme tout le monde, pendant près d’une heure, raconte sa mère Sophie, habitante de Morsang-sur-Orge, et qui vient de porter plainte pour discrimination. Mon fils voulait passer une journée normale, comme une personne normale. Il ne voulait pas de passe-droit, je n’ai donc pas pris de carte handicapée. Arrivés devant les barrières avant de monter dans le manège, on nous a refusé l’accès. À aucun moment, il n’était indiqué sur place qu’elle était interdite aux handicapés mentaux. Si cela ne s’était pas vu sur son visage, on nous aurait laissés passer. »

L’interdiction n’est précisée que sur le plan à récupérer à l’accueil ou visible sur le site Internet. Mais elle est peu visible, au milieu des dix autres pictogrammes relatifs à l’accessibilité pour chaque attraction.

La raison invoquée par le groupe ? La sécurité. Le Toy Soldiers Parachute est la seule attraction interdite aux personnes déficientes mentales. « Elle est unique, très en hauteur, explique-t-on au sein de la communication de Disneyland. Cela demande une procédure d’évacuation particulière et plus contraignante. »

Un argument qui ne passe pas aux yeux de sa mère. « Ils nous ont dit que s’il y avait un problème, et qu’il se retrouvait coincé là-haut, il pourrait paniquer, se souvient Sophie. Mais je connais mon fils, je sais comment il réagit. Je ne suis pas là pour le mettre en danger. »

Du côté de Disneyland Paris, on reconnaît une erreur qui indique que le personnel présent n’aurait pas dû réagir de cette manière.

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