Face à Netflix et Amazon, les Français aussi se lancent dans la bataille

Malgré les 5 millions de Français abonnés à Netflix, et l’importance d’Amazon Prime Video, les alternatives tricolores se multiplient.

Netflix règne en maître, sur le marché de la SVOD, en France, avec 5 millions d’abonnés. C’est presque 4 % de ses utilisateurs à travers le monde (129 millions). « La France est un pays phare pour nous, on y fait de forts investissements », reconnait Yann Lafargue, un des dirigeants du géant.

La plateforme américaine est la plus prisée. Ses séries « Riverdale », « The Umbrella Academy », « You » ou « Sex Education » ont été les programmes les plus regardées par les 2,8 millions d’utilisateurs quotidiens de SVOD entre le 1er janvier et le 31 mars 2019, selon NPA Conseil. Et la plateforme continue de développer ses programmes divers comme la télé-réalité « The Circle », en cours de préparation.

Notre pays semble aussi une priorité pour Amazon Prime video qui a dépensé 13 millions d’euros brut en publicité au premier trimestre contre 15 millions pour Netflix. Résultat : sa série « Hanna », avec Joel Kinnaman, est entrée dans le Top 20 des programmes les plus regardés sur les plateformes. Nul doute que Disney, qui a annoncé le futur lancement de son offre de vidéo à la demande, parviendra à trouver un public.

Mais ce sont les diffuseurs français qui ont le plus secoué le marché, notamment la chaîne cryptée qui a lancé mi-mars Canal+ Séries, une offre concentrée sur une partie de son catalogue pour 6,99 euros par mois. Mais le groupe entend surtout valoriser son offre générale, dont les prix ont fortement baissé.

« L’important pour nous c’est d’être présent à moins de 20 euros par mois, et même moins de 10 euros par mois pour les moins de 26 ans, avec une offre premium généraliste, qui comprend des séries de qualité, beaucoup de cinéma et aussi du sport », explique Maxime Saada, patron de Canal+. Une grosse différence avec Netflix et compagnie.

Quant à TF1, France Télévisions et M6 ? Un an après l‘annonce du lancement de leur plateforme commune Salto, les trois groupes attendent désormais le feu vert de l’Autorité de la concurrence française pour démarrer. Mais avec 15 millions de budget annuel, leur projet semble un nain parmi les géants…

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